« On ne partira pas », scandent de nombreux étudiants quand ils n’entonnent pas « Grévistes, cassez-vous ». Le ton monte en de nombreux endroits chaque jour. Des enseignants et des personnels administratifs et techniques s’interposent pour éviter les coups. « On a le droit d’aller en cours. On ne peut rien discuter avec vous. » Certains grévistes enfermés à l’intérieur des batiments se contentent de se moquer aux fenêtres en bêlant comme des moutons. D’autres tentent, malgré leur alcolémie avancée d’expliquer leur logique, celle du mouvement qui ne doit pas s’arrêter, de la nécessaire lutte contre toute la loi pour l’égalité des chances, le CNE, la précarité, la faim dans le monde, la sauvegarde des dauphins et des ours polaires… et l’amnistie pour les casseurs des manifs anti CPE!
Quelques parents aussi ont fait le déplacement. Ils réclament qu’on fasse appel aux forces de l’ordre.
Les non grévistes finissent par s’en aller progressivement, mais les mines sont graves. Avec la fermeture administrative, même la bibliothèque universitaire est close. La direction de l’université parle d’un nouveau vote avec cartes d’étudiant pour mardi 18/04 et appelle le plus grand nombre à être présent. Hier, en début de soirée, les grévistes s’apprêtaient encore à passer la nuit sur place. La fac est au bord de la crise de nerfs et personne ne sait vraiment où se trouve la porte de sortie.
Rennes II toujours en crise
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