Le syndicaliste étudiant Louis Boyard n’a de cesse d’appeler les étudiants aux blocages contre la réforme des retraites.
Dès le mois de septembre 2022, l’UNI a alerté sur son tour de France des universités dans lesquelles il faisait la promotion d’une véritable entrave à la liberté d’étudier.
Lors d’un déplacement à Strasbourg en octobre dernier, il a par exemple tenu les propos suivants : « Pour la réforme des retraites, je vous le demande, vous bloquez la fac et vous vous prenez en photo avec un député NUPES en écharpe tricolore ! »
Le 6 février 2023, il a rédigé le tweet suivant : « Après ma réunion publique à Rennes II, les étudiants viennent de voter le blocage de la fac. »
Il se trouve que le lendemain des barricades enflammés ont été montées devant l’université pour empêcher quiconque d’approcher, au mépris de la sécurité des étudiants et des riverains.
Le 7 février, depuis l’Assemblée nationale il ordonne aux étudiants de « bloquer toutes les universités du pays ».
Pour rappel, le coût des blocages et des dégradations qui s’en suivent systématiquement s’élève à plusieurs millions d’euros pour les universités. Ces dernières ont pourtant bien d’autres investissements à faire et il est irresponsable de la part d’un député de détruire comme il le fait les services publics de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale.
Il est aussi irresponsable d’instrumentaliser des lycéens, pour la plupart mineurs, pour qu’ils se mettent eux aussi dans une situation d’illégalité et de violence vis à vis des autres lycéens et de la police.
Peu importe les revendications – légitimes ou non – de ces militants et de Louis Boyard, la liberté d’étudier et la liberté d’enseigner sont des principes que tout le monde doit respecter.
Louis Boyard appelle donc les étudiants à commettre une infraction administrative visée par l’article L2122-1 du Code général de la propriété des personnes publiques qui dispose que « nul ne peut, sans disposer d’un titre l’y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d’une personne publique (…) ou l’utiliser dans des limites dépassant le droit d’usage qui appartient à tous. »
Plus grave encore, il se rend complice par provocation d’un délit pénal défini par l’article 431-1 alinéa 3 du Code pénal comme le fait d’entraver d’une manière concertée l’exercice de la fonction d’enseignant. Ce délit est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
Ainsi, l’UNI demande à ce que le député Louis Boyard soit sanctionné par le bureau de l’Assemblée nationale par une censure avec exclusion temporaire, en raison de la gravité et de la violence des faits qui se sont produits et qui ont été provoqués par lui.
Louis Boyard doit comprendre qu’il ne peut plus user de sa parole de député – et encore moins de ses moyens – pour appeler à commettre des actes de violence contre des individus et contre le service public ! L’Assemblée nationale DOIT le sanctionner.
Aidez-nous à faire entendre la voix de la majorité silencieuse des lycéens et des étudiants qui souhaitent simplement étudier sans être entravés ni se faire agresser. Signez la pétition et alertez votre député :
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L’intolérance s’installe avec ses corollaires. Là où la parole ne circule plus la violence s’installe.
Soyez tous à la hauteur de cet esprit funeste bon courage
C est un a abruti de naissance je souhaite qu il se fasse agresser et que la police n intervienne pas qu il aille faire le guetteur a marseille